No. 56/4    décembre 2003

 

Bicentenaire Hector Berlioz

Les disques

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Crise de l'industrie discographique oblige, force est de reconnaître que les enregistrements constituent le point le plus faible des commémorations du bicentenaire. Pas de grand projet pharaonique comme en 1969, mais quelques initiatives relativement isolées. Alors que plusieurs ouvrages majeurs sont restés longtemps cramponnés à une seule version, les dernières décennies nous ont fait découvrir le plaisir de la diversité, avec notamment trois versions complètes des Troyens. Mais la situation reste encore précaire pour Cellini, dont l'enregistrement de 1969 reste seul en lice jusqu'ici, et ne devrait être complété qu'en 2004 (par John Nelson, avec Roberto Alagna dans le rôle-titre). Si l'on met à part les gravures -- sans cesse plus nombreuses -- des oeuvres les plus rabâchées, telle la Symphonie Fantastique, le tableau des parutions récentes dressé ici ne devrait pas être très loin de l'exhaustivité...

 

Colin Davis II
Le retour

La Damnation de Faust

(Compte rendu par Antoine Pecqueur)

Dans le contexte plus que morose qui est actuellement celui du disque classique, l'avènement d'une série économique enregistrée par un grand orchestre anglais ne peut qu'insuffler un peu d'optimisme. Le London Symphony Orchestra (LSO) édite ainsi lui-même un certain nombre de disques pris sur le vif au cours des saisons annuelles de concerts (label «LSO Live»). Le patron du LSO, Sir Colin Davis, étant un inconditionnel de la première heure des oeuvres de Berlioz, il paraissait légitime de voir publier un nombre appréciable d'enregistrements mettant en valeur le bouillant Hector. Dans la Damnation de Faust, Davis nous confirme si besoin était qu'il parvient mieux que personne à faire sonner avec générosité l'orchestre berliozien: les bois ont le détaché mordant et le timbre vert, les cors n'hésitent pas à cuivrer et la distinction des parties de percussion s'avère exemplaire. Non sans rigueur, la construction de l'oeuvre se déploie avec évidence, ne cédant jamais à la facilité. La Marche Hongroise évite ainsi le superficiel du spectaculaire, et la Course à l'abîme est d'anthologie...

 

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