No. 59/2    juin 2006

 

La correspondance d'Ernest Ansermet

Compte-rendu par Vincent Arlettaz

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Jean-Jacques Langendorf: Vies croisées de Victoria Ocampo et Ernest Ansermet, correspondance 1924-1969, Paris, Buchet-Chastel, 2005, 357 p., bibl.

C'est en qualité de chef d'orchestre des Ballets Russes, dirigés par Serge de Diaghilev, qu'Ernest Ansermet fit sa première apparition en Amérique du Sud, en 1917. Cette première tournée, qui eut lieu dans des conditions difficiles, eut du moins le mérite de démontrer aux musiciens argentins les qualités éminentes de bâtisseur d'orchestre du jeune chef suisse. Quelques années plus tard, une subvention ayant été (difficilement) obtenue, ils firent à nouveau appel à lui pour donner son identité au premier orchestre symphonique argentin. Pendant plusieurs années, Ansermet n'aura que des hivers: celui de sa saison à la tête de l'Orchestre Romand, puis l'hiver austral, durant les mois de juillet et d'août, au pupitre de la phalange sud-américaine. A Buenos Aires, il fait connaissance de nombreuses personnalités du monde artistique, en particulier de la singulière et fascinante Victoria Ocampo. Née dans une famille de la haute aristocratie argentine, elle-même écrivain et créatrice de la revue Sur qu'elle dirigea jusqu'à sa mort en 1979, amie de Camus, Paul Valéry, Aldous Huxley ou Ortega y Gasset, Victoria Ocampo subjugue Ansermet, qui entame une correspondance avec elle qui durera jusqu'en 1968, peu de mois avant sa disparition...

 

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