No. 66/1    mars 2013

 

A la conquête d’un nouveau répertoire

Les Chambristes

Par Alain Corbellari

Les Chambristes

Les Chambristes : de gauche à droite, Frédéric Carrière, Doruntina Guralumi, Birgit Spilliaert, Étienne Frenk. © dr

 

Frédéric Carrière est altiste. Et ne vous fatiguez pas: toutes les blagues idiotes sur ses coreligionnaires, il les connaît mieux que vous. Mais jouer d’un instrument à la réputation difficile ne l’a pas aigri. Au contraire: on pourrait plutôt dire que cela lui a donné des ailes. Démangé depuis toujours par le désir de sortir des emplois convenus de fond d’orchestre, depuis une dizaine d’années, il a mis au point une formule instrumentale originale, partagée avec des partenaires choisis, et qui est en train de se tailler une réputation enviable. Partis de la région bienno-neuchâteloise, ‘Les Chambristes’ visent maintenant plus loin: les tournées à l’étranger se multiplient et un festival a désormais lieu chaque année dans le Sud de la France.

Une première idée de faire du quatuor à cordes avait assez vite tourné court: «mettre ensemble deux violonistes, assure Frédéric Carrière, c’est déjà le cauchemar». Surtout que cela ne lui permettait pas de se produire en compagnie de son épouse, la bassoniste Doruntina Guralumi. Avec la violoniste Erzsébet Barnacz et le violoncelliste Etienne Frenk, cela créait certes un quatuor, mais pour le moins atypique et pour lequel le répertoire était inexistant. «Le bon côté de la chose», observe Frédéric Carrière, «c’est que cela intéresse les compositeurs!»

 

Un effectif atypique

Créé en 2004, l’ensemble Les Chambristes agrège assez vite autour de ses membres fondateurs (auxquels vient s’ajouter Birgit Spilliaert, épouse du violoncelliste Etienne Frenk), de nombreux autres musiciens qui permettent aux concerts de se suivre sans jamais se ressembler. De 2008 à 2012, ils ont été les hôtes de la Maison du Concert (dans les bâtiments de l’Ancien Théâtre) de Neuchâtel. Ils ont trouvé un mentor enthousiaste en la personne de Jean-Philippe Bauermeister, le marchand de vin et compositeur bien connu, qui se fait souvent fort de présenter leurs concerts avec cette bonhomie et cet humour qui ont fait de lui un personnage incontournable de la vie musicale neuchâteloise (voir RMSR, mars 2004). Du côté de Berne, les Chambristes ont également reçu le soutien inconditionnel du flûtiste Pierre-André Bovey, l’un des initiateurs du florissant festival «L’Art pour l’Aar». Ce dernier a joué avec eux à plusieurs reprises et leur a dédié plusieurs compositions...

 

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RMSR mars 2013

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(page mise à jour le 15 avril 2013)