No. 66/3    septembre 2013

 

Le Roi David à Mézières

Un retour aux sources

Véronique Mermoud, © dr

Véronique Mermoud, au Théâtre du Jorat en juin 2013 dans le rôle de la Pythonisse du 'Roi David'. © dr

 

La musique fait un retour en force au Théâtre du Jorat. Depuis l'arrivée de Michel Caspary à la tête de la Grange Sublime en 2011, les soirées musicales se multiplient à Mézières, qu'elles se déclinent sur des accords de chansons françaises, d'oeuvres de chambre ou symphoniques, d'oratorios ou encore d'opéras. Les mélomanes de la région lausannoise et d'ailleurs ne vont pas s'en plaindre: après le Requiem de Mozart (voir la Revue Musicale de décembre 2012), ‘Le Roi David' d'Arthur Honegger (en juin 2013) et ‘The Fairy Queen' d'Henry Purcell (les 5 et 6 septembre 2013, avec l'Ensemble Vocal et Instrumental de Lausanne, dirigé par Guillaume Tourniaire) ont enchanté un public qui en redemande; car la musique a toute sa place dans ce magnifique théâtre en bois, que Pierre Amoyal a qualifié de «grand violon».

 

Le «Roi David» d'Arthur Honegger au Jorat, ce n'est pas véritablement une surprise, tant l'oeuvre est emblématique du lieu puisqu'elle a été créée à Mézières pour la réouverture du Théâtre après la Première Guerre mondiale. On le sait, la célèbre Grange a été voulue en 1908 par le dramaturge René Morax et son frère Jean. Au cours d'un voyage en Inde et au Sri Lanka, René Morax assiste à une cérémonie religieuse qui lui donne l'idée d'écrire une pièce sur l'Orient et sur la Bible; ce sera Le Roi David. Gustave Doret est sollicité pour la musique, mais il décline l'offre. Sur la recommandation d'Ernest Ansermet, René Morax s'adresse à un jeune compositeur de 29 ans quasiment inconnu, Arthur Honegger. Celui-ci accepte le défi de composer très rapidement un ouvrage avec une contrainte de taille: dix-sept instrumentistes et un choeur mixte de cent chanteurs, amateurs pour la plupart! La partition est bouclée en à peine deux mois. La première version de l'oeuvre, qui dure près de quatre heures, est créée le 11 juin 1921; c'est un immense succès. Arthur Honegger décide alors de transformer sa composition en oratorio, afin de lui donner plus de chances d'être représentée. Il collabore avec un librettiste pour une traduction allemande du livret. La version oratorio, qui dure un peu plus d'une heure, sera créée à Winterthur en 1923; la première de la version française aura lieu pour sa part à Paris une année plus tard.

C'est la version oratorio du Roi David qui a été présentée à Mézières en juin 2013. Ce retour de l'ouvrage sur son lieu d'origine, on le doit au chef de choeur Pascal Mayer, qui n'a pas ménagé ses efforts pour mener à bien le projet...


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Revue Musicale de Suisse Romande, septembre 2013

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